Approche ontologique sur l'origine de la vie humaine
Proposition pour une production de l'Eglise catholique
(sous forme de résumé des affirmations à expliciter et à référencer)



Institut Nazareth et Vigilance-Clonage international
Sous la direction du R.P. Azaïs de Vergeron 81540 Sorèze – D. Albi


Thématique : de l’enseignement éthique à l’approche ontologique de l’origine de la vie humaine


Résumés des articles 1 à 7

Résumé de l’article n°1 :
1- & 2- L’existence du poids ontologique de l’unité sponsale, constatation de son support corporel :
mise en place de l’unité biologique du nouveau génome…
3- & 4- L’Eglise associe l’instant de l’animation à la reconnaissance du premier moment où l’on peut constater la différentiation masculinité-féminité.

Résumé de l’Article n°2 :
5- & 6- Questions, et objections d’ordre épistémologique, que se posent les scientifiques…
Inquiétude du monde de la pensée et de la culture devant l’agression de l’aveuglement positiviste et du biopouvoir contre l’humanité.

Résumé de l’article n° 3 :
7- & 8- Inquiétude des responsables du Droit et des politiques, et leurs attentes implicites et explicites d’une clarification propre à la dimension ontologique, transcendantale, et théologique des questions que la bioéthique ignore.

Résumé de l’article n°4 :
9- Preuves et voies philosophiques pour poser l’instant, le lieu et l’existence de la Source transcendantale de la vie humaine ; en même temps que la Vie de l’enfant, c’est cette Source sacrée et le Créateur qui sont agressés par la Culture de Mort.

Résumé de l’article n°5 :
10- Exégèse rabbinique, exégèse du Coran sur le processus de la vie embryonnaire, qui confirment l’assentiment des religions du Livre sur la question de l’animation immédiate.

Résumé de l’article n°6 :
Suite : position des Eglises réformées…
Eléments de la Lumière révélée sur la création immédiate de Dieu dans le processus de la vie.

Résumé de l'article n°7 :
11-1 & 11-2 - La position orthodoxe avec St Basile, St Grégoire de Nysse et St Maxime le Confesseur.

 

Article 8
Compléments émanant du Magistère apostolique
Application à la perspective du clonage


11-3- La réflexion théologique catholique

11-3-1-a

Renouveau doctrinal par la doctrine et la théologie de l’Immaculée Conception, par la doctrine de l’Incarnation, par la doctrine de la conception et de la grâce : J. Seifert, what is life, Rodopi 1997

11-3-1-b

Les principes toujours actuels de l’analyse de St Thomas d’A. : Nous pouvons souligner avec Philippe Caspar que " la théorie chromosomique moderne, en décrivant la présence en acte de toute l'information individuelle et spécifique dans un zygote, a complètement ruiné ce lien entre l'individuation et l'apparition d'une corporéité morphologique et macroscopique. " … " Le postulat de Thomas d'Aquin de non-structuration de l'être au début de son développement ontogénique fut donc progressivement démantelé par la biologie moderne. " Les scolastiques se sont posés à tort comme des partisans de l'information médiate en reposant leur affirmation sur une difficulté exégétique. Ils identifièrent implicitement le terme aristotélicien de (corps) organisé à (corps en) présence d'organes puis d’organes macroscopiques, morphologiquement repérables, identifiables et fonctionnels. Cette double identification se comprenait du temps des Grecs et au Moyen-Age où l'on ignorait tout de l'organisation microscopique et moléculaire de la matière vivante. Nous devons absolument réviser ce point de vue depuis que nous avons appris l'extraordinaire complexité et la stupéfiante coordination des activités physiologiques au sein de la cellule fécondée.


11-3-2-

(sensus fidei) Allusion au sondage du sensus fidei : les fidèles ont été interrogés…
(la vérité des chiffres extraits selon les critères rigoureux établis par l'Eglise pour retenir une expression valide du sensus fidei : Conduit par l'Institut Nazareth sous le contrôle de la Maison Pontificale, il y avait deux sources de recueil : le sondage au sortir des messes paroissiales et internet. Parmi les répondeurs " pratiquants ", ceux qui professaient leur foi en l'animation immédiate se répartissent en : 89,6% sur le net, et 67% en paroisse. Si 75% donnaient une réponse expresse et très précise c'est bien l'immense et écrasante majorité qui écartaient le sentiment d'une création tardive de l'âme dans le processus embryonnaire (97% si pour ceux dont la réponse était plutôt en faveur de l’animation immédiate, bien qu’exprimée moins expressément et précisément), la marge de ces hésitations montrant le nombre de ceux qui ne savaient trop comment exprimer cette conviction négative).

(sensus ecclesiae) Témoignage épiscopal en France : "On ne peut plus clairement tracer la ligne de partage entre ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas, entre ceux pour qui tout est grâce et don de Dieu et ceux pour qui tout est matière et énergie soumises aux lois du hasard et de la nécessité. L’Assemblée Nationale a adopté ... un projet de loi bioéthique qui … entrouvre la voie au clonage. Ce vote a soulevé, parmi les chrétiens les plus conscients des enjeux et des conséquences d’un tel projet, une vague de stupeur et d’indignation. Stupeur devant l’inconscience ou la désinvolture de la grande majorité de ceux qui sont censés avoir pour mission de protéger les biens les plus précieux de chacun des membres d’une société authentiquement humaine : la Vie et la Dignité … des voix éminentes de biologistes et de philosophes, de médecins et de psychanalystes, de théologiens et de juristes se sont élevées pour dénoncer cette aberration … Nous savons désormais que chacun de nous a commencé d’exister en une unique et merveilleuse cellule, riche de l’intégralité d’un patrimoine génétique unique et irremplaçable. Cette première forme de notre être a quelque chose d’extraordinaire… c’est avec elle qu’un nouvel être est donné et que tout commence. Tout est donné et tout commence, mais dans une impressionnante fragilité. En sa cellule initiale, l’embryon est à la fois si extraordinaire et si prodigieusement différent de nous que la question qu’il nous pose est d’une absolue radicalité : pour toi, suis-je quelqu’un ou quelque chose ? " ( Mgr A. Fort, Peuple de Dieu, mai 2002)


11-3-3- Autorité de l’enseignement apostolique : clarté et convergence de la position catholique : enseignement du Magistère ordinaire

- St Jean-Paul II, Dives in Misericordia, 7 : « Dieu, tel que le Christ l’a révélé, n’est pas seulement en rapport avec le monde en tant que Créateur et source ultime de l’existence, Il est aussi Père : Il est uni à l’homme, qu’il a appelé à l’existence dans le monde visible, par un lien encore plus profond que celui de la création. C’est l’amour qui non seulement crée le bien, mais fait participer à la vie même de Dieu Père, Fils et Esprit Saint » ...

- St Jean XXIII, Mater et Magistra, III : la vie humaine est sacrée puisque dès son origine elle requiert l’action créatrice de Dieu.

- St Jean-Paul II, Evangelium Vitae, 58, définition sur l'avortement : " Aucune parole ne réussit à changer la réalité des choses : l'avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d'un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance " : La condamnation de tout avortement dès l'instant premier de la conception est déclarée comme un 'intrinsece malum' dans une formulation quasi-dogmatique d'un passage revêtu de l'autorité infaillible (ibid. 62) ; il prouve que la doctrine morale de l'Eglise requiert désormais d'admettre l'existence personnelle de chaque être humain dès l'instant de la conception : « Avec l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Evêques — qui ont condamné l'avortement à différentes reprises et qui, en réponse à la consultation précédemment mentionnée, même dispersés dans le monde, ont exprimé unanimement leur accord avec cette doctrine —, je déclare que l'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d'un être humain innocent. ».

- Congregatio pro doctrina fidei 24/4/97

« Afin de mieux préciser aux fidèles ce que l’Eglise enseigne à propos de l’instant de l’intervention de l’acte créateur de Dieu quant à l’ âme spirituelle et à son infusion dans l’embryon humain … il est peut-être bon de rappeler ce qui est déjà défini à propos de l’ âme humaine :
- L’âme de l’être humain est spirituelle (Vatican II, Gaudium & Spes, 14) ;
créée immédiatement par Dieu (Pie XII, H.G. AAS 42 [1950] ;
principe vital de l’homme (Pie IX, Dolore haud mediocri, DS 2833)
et forme du corps humain (Concile de Vienne, Fidei catholicae, DS 902)
- Elle échappe à toute mesure expérimentale (Evangelium Vitae, 58) et son existence ne peut donc être confirmée ni infirmée par les sciences positives.
A partir de là, et à l’intérieur de ces limites, de justes déductions philosophiques et théologiques sont permises. En particulier, si l’âme est le principe vital et la forme d’un corps dont la science révèle l’humanité et l’existence individuelle dès le premier instant, on ne voit pas comment ce corps pourrait subsister, et encore moins se développer, sans une âme humaine (Réponse à la lettre des évêques de Provence en visite ad limina du 26/2/97).


11-4- L'instant de l'animation immédiate

Rompre le silence sur l'expressive affirmation de Jean-Paul II donnée devant l'Académie Pontificale pour la vie le 24 février 1998 : « L’âme spirituelle, créée par Dieu, anime et vivifie le génome de l’homme » :

-Homélie de Benoît XVI à la F ête de la Très Sainte Trinité 2010 : rappelant que l'idée d'animation immédiate est associée à l'apparition du génome : L’être humain porte dans son « génome » l’empreinte de la Trinité :
« Reprenant une analogie suggérée par la biologie, nous pourrions dire que l’être humain porte dans son propre 'génome' l’empreinte profonde de la Trinité, de DieuAmour ».

- Homélie du Premier Samedi de l'Avent 2011: « Par son Incarnation, le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni lui-même à tout homme » (Gaudium et spes, 22). ... Il y a des tendances culturelles qui cherchent à anesthésier les consciences avec des motivations prétendues, en ce qui concerne l'embryon dans le sein maternel ; la science elle-même met en évidence son autonomie capable d'interagir avec sa mère, la coordination des processus biologiques, la continuité du développement, la complexité croissante de l'organisme. Il ne s'agit pas d'une accumulation de matériel biologique, mais d'un nouvel être vivant, dynamique et merveilleusement ordonné, d'un nouvel individu de l'espèce humaine. Il en a été ainsi pour Jésus dans le sein de Marie ; il en a été ainsi pour chacun de nous dans le sein de notre mère. Nous pouvons affirmer, avec l'antique auteur chrétien Tertullien :
« Il est déjà un homme, celui qui le sera » (Apologétique, IX, 8). Il n'y a aucune raison de ne pas le considérer comme une personne dès sa conception.

- Benoît XVI vendredi 13 mai 2011 (30ème anniversaire de la fondation de l'Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille) : Dans la création de l'homme, le corps nous parle d'une origine que nous n'avons pas conférée à nous-mêmes. « C'est toi... qui m'as tissé au ventre de ma mère » dit le Psalmiste au Seigneur (Ps 139, 13). Nous pouvons affirmer que le corps, en nous révélant l'Origine, porte en lui une signification filiale, car il nous rappelle notre engendrement, qui puise au Dieu Créateur à travers nos parents qui nous ont transmis la vie. Ce n'est que lorsqu'il reconnaît l'Amour originel qui lui a donné la vie que l'homme peut s'accepter, qu'il peut se réconcilier avec la nature et avec le monde.


11-5- Catéchisme de l’Eglise catholique

- Sur l’Image de Dieu, trace de la Memoria Dei : ce qu'est le génome originel vivifié de l'âme spirituelle : « germe d’éternité », « possession de soi », « base de l’alliance en l’homme avec le Créateur », « lieu où Il lui offre toute la création » , « fond de l’ être ou cœur profond », « participation à la lumière et à la force de l’Esprit divin »,
« ordination à Dieu dès la conception et destination à la vie éternelle », « force de croissance et de maturation », « racine de la raison et de la volonté », « mémoire du Nom de Dieu » : Cec 33, 299, 330, 357-8, 368, 1704-5, 1731, 2143, 2697

- Père Gardeil, o.p. : « Si cette mémoire vient à s’actualiser dans un verbe et dans l’amour qui en dérive, elle ressemblera au Père qui de son Sein engendre le Verbe, d’où procède l’Esprit Saint... »

- Et sur la création de l'âme par Dieu dès la conception (Cec 1711, 2270).

 

12- Application à la question immédiate du clonage humain, abomination, agression contre le Créateur

Le clonage comme constitution de nouveaux embryons pour les besoins de la science ou de la médecine, en effet, ne pose pas avant tout " quelques problèmes éthiques ", il pose surtout un problème limite d'Abomination contre le Créateur. Du point de vue théologique, métaphysique, eschatologique, nous pouvons tous considérer que nous sommes en danger de voir toute l'humanité tomber dans un gouffre sans fond. Pourquoi ? Mais parce que c'est Dieu qui est bien là, présent actuellement dans cette première cellule totipotente donnant l'âme spirituelle à l'enfant dans le " Saint des Saints " réservé à Dieu seul et à Sa Présence personnelle créatrice, vivifiante et paternelle à l'instant même où Il réalise le terme de sa relation de Créateur à créature en notre monde. Les représentants du monde religieux peuvent donc confirmer avec nous que nous sommes ici très au-delà d'une problématique d'ordre éthique et que par voie de conséquence le clonage humain à fin thérapeutique ou scientifique est de même gravité que le clonage dit reproductif : il y a toujours directement agressée, transgressée, abominée, sans aucun intermédiaire, la Vivante Présence Créatrice, Personnelle, et Sacrée de Dieu notre Père dans l'instant et le lieu de la genèse humaine où Il se rend actuellement et pour ainsi dire physiquement présent, instant et lieu réservés à Lui Seul d'après l'Ecriture.


12-1- Rappel de l'Instruction Dignitatis Personnae

(…) Il convient de relever que, dans la tentative de créer un nouveau type d’homme, se manifeste une dimension idéologique selon laquelle l’homme prétend se substituer au Créateur » (n. 27).


12-1-2- Autre principe conjoint qui condamne le clonage humain

« Chacun d’entre nous rencontre dans l’autre un être humain qui doit son existence et ses caractéristiques propres à l’amour de Dieu, dont seul l’amour entre les époux constitue une médiation conforme au dessein du Créateur et Père céleste » (n. 29).


12-1-3- Compendium de la Doctrine sociale de l'Eglise, 237

En tant que ministres de la vie, les parents ne doivent donc jamais oublier que la dimension spirituelle de la procréation mérite une considération supérieure à celle réservée à tout autre aspect : « La paternité et la maternité représentent une tâche de nature non seulement physique mais spirituelle ; car la généalogie de la personne, qui a son commencement éternel en Dieu et qui doit conduire à lui, passe par elles ». (Jean-Paul II, Lettre aux familles Gratissimam sane, 10 (1994) 881).


12-2- Encyclique Caritas in veritate, Benoît XVI, la racine de la vie

La personne humaine est une « unité d'âme et de corps », née de l'amour créateur de Dieu et destinée à vivre éternellement. L'être humain se développe quand il grandit dans l'esprit, quand son âme se connaît elle-même et connaît les vérités que Dieu y a imprimées en germe, quand il dialogue avec lui-même et avec son Créateur. Ainsi ... la recherche sur les embryons, la possibilité du clonage et de l’hybridation humaine apparaissent et sont promues dans la culture contemporaine du désenchantement total qui croit avoir dissipé tous les mystères, parce qu’on est désormais parvenu à la racine de la vie. C’est ici que l’absolutisme de la technique trouve son expression la plus grande. Dans ce genre de culture, la conscience n’est appelée à prendre acte que d’une pure possibilité technique. On ne peut minimiser alors les scénarios inquiétants pour l’avenir de l’homme ni la puissance des nouveaux instruments dont dispose la « culture de mort ». À la plaie tragique et profonde de l’avortement, pourrait s’ajouter à l’avenir, et c’est déjà subrepticement in nuce (en germe), une planification eugénique systématique des naissances.


12-3- A l'Assemblée des chrétiens européens, l'intervention du Cardinal Bertone (15 juin 2007)

… suggère de créer dans chaque diocèse une structure pour le " respect de la vie ", de manière à propager " une résistance active au génocide programmé de l'embryon dans la phase de la préimplantation, antichambre du clonage humain ".


12-4-

La bioéthique dans nos sociétés occidentales s’est détaché de la morale chrétienne qui est par essence transcendantale... L’homme a acquis ou pense avoir acquis une autonomie qui lui permet d’exprimer sa puissance et de s’immiscer dans les domaines de la création de la vie (...) L’homme cherche à quitter le statut de « co-opérateur » et de « co-gestionnaire » que lui a confié Dieu en le chargeant de protéger la terre et les vivants : il veut devenir « co-créateur », voire « créateur » s’il recourt à certaines manipulations génétiques pour façonner un homme nouveau ou peut-être pour créer une copie d’homme par le clonage. (Colin, I. Bioéthique, Société et Christianisme : conflit de fondements ? du 8 avril 2009).


12-5-1-

Une nouvelle ère de la Foi doit jaillir de notre terre. La preuve rétablie que c'est Dieu qui crée le monde et l'homme. L'Eglise et la jeunesse du monde doivent proclamer la guerre à une Culture de mort qui se sert d'une science séparée de toute Vérité : en cette science de Mort, les hommes ne peuvent plus croire. Les multitudes humaines éprouvent irrésistiblement par la force du bon sens et de la fidélité de la Grâce qu'elle ne peuvent que se tourner de nouveau vers le Christ. La Puissance des enfants de Dieu répandus sur la terre, dans leur unité messianique avec l'Eglise, par un sursaut d'Unité vivante avec son Créateur et Père, sera plus grande que jamais. La raison pour beaucoup d'hommes de se détourner de scientifiques qui risquent de faire abomination se justifie largement de l'attitude hautaine de soi-disant chercheurs et docteurs travaillant, par exemple, à la réalisation d'une créature issue d'un croisement entre l'homme et l'animal. Les hommes ressentent tous au plus profond de leur cœur que c'est là une chose injustifiable : le clonage humain les agresse à la racine même de Dieu. Si dans un premier temps, on n'aura pas pu discerner la légalisation, la mise en œuvre et la création de ces monstruosités, cette apostasie de la nature et de la Paternité vivante du Créateur devra être finalement chassée avec ses affidés comme on chasse une horde de bêtes dangereuses. Comment l'homme inconscient, peut-il jouer à imiter Dieu jusqu'à vouloir Le dépasser ? Cette nouvelle "création humaine" née de la volonté de l'homme, devient un défi sans voile à Sa Sainte Volonté.


12-5-2-

Lorsqu’elles sont dépourvues de tout critère moral, les recherches scientifiques touchant aux sources de la vie sont une négation de l’être (Discours de Jean-Paul II du 13 janvier 2003). Le Dieu Éternel, Maître de la Création tout entière, visible et invisible, ne peut acquiescer à cette déformation. Ses inventions-là sont si maléfiques qu'elles font la condamnation d'une humanité qui choisirait de déformer la Création à la racine de la Présence de Dieu même. Dieu créa l'homme à l'Image de Son Fils Bien-Aimé, Vrai Dieu et Vrai Homme.


12-6-1-

Atteinte au Créateur, la dimension idéologique selon laquelle l’homme prétend se substituer à Dieu-Créateur éclabousse et blesse tout ce qui est essentiel à la Dignité :
Dignité de la personne, Dignité de la vie (Paul VI, Humanae Vitae, 1968) ;
Dignité de l'enfant non encore né, Dignité des familles (Jean-Paul II, Evangelium Vitae, 1995) ;
Dignité de la procréation, Dignité de la vie humaine, Dignité de l’union conjugale, Dignité des époux, Dignité de l’enfant, Dignité de son Origine, Dignité commune aux parents et aux enfants (CDF, Donum Vitae, 1987) ; Dignité de la personne, Dignité de signe sacramentel, Dignité des époux (CDF, Déclaration sur l’avortement, 1974) ;
Dignité de l’espèce humaine, Dignité de la vie humaine (APV, Réflexion sur le clonage, 1997) ;
Dignité de la personne, Dignité de la famille, Dignité de l’embryon humain, Dignité de la Vie, Dignité de l’enfant, Dignité de la Procréation, Dignité de la sexualité, Dignité de la recherche scientifique (« Vue du Saint Siège sur le clonage humain ». Annexe du Rapport du Groupe de travail des Nations Unies sur la Convention internationale contre le clonage d'êtres humains à des fins de reproduction, 3 oct. 2003) ;
Dignité de la personne, Dignité de la procréation, Dignité de la recherche scientifique (CPF, Cloning: the disappearance of direct parenthood and denial of the family, 2003).


12-6-2-

Académie Pontificale pour la Vie (Réflexions sur le clonage) : La proclamation de la « mort de Dieu», dans le vain espoir d'un « surhomme », comporte un résultat évident : la « mort de l'homme ». En effet, on ne peut oublier que la négation de l'être humain en tant que créature, loin d'exalter la liberté de l'homme, engendre de nouvelles formes d'esclavage, de nouvelles discriminations et de nouvelles et profondes souffrances. Le clonage risque d'être la parodie tragique de la toute-puissance de Dieu. Il ne faut pas que l'homme, à qui Dieu a confié la création en lui donnant la liberté et l'intelligence, ne voie les limites à son action dictées seulement par leur impossibilité pratique : il doit savoir poser lui-même ses limites en discernant le bien du mal.


12-6-3-1-

Contre la dignité du savoir, l'Académie pontificale pour la Vie a affirmé à juste titre : " L'être humain, à commencer par le génome humain, possède une telle densité d'être et de morale, qu'il ne peut pas être détaché de Dieu, qui est la plénitude de l'Etre ! " Esse subsistens " : Dieu est l'Etre dans sa totalité et son absolu ; l'homme ne l'est que de manière limitée ". " L'âme spirituelle, aspect constitutif essentiel de chaque sujet appartenant à l'espèce humaine, qui est créée directement par Dieu, ne peut ni être engendrée par les parents, ni être produite par la fécondation artificielle, ni être clonée ". Contre ce désastre de bouleversement bioontologique, il y a besoin de restituer à la foi, intrinsèquement liée à la révélation, la dignité du savoir : le savoir de la vérité ne peut pas être dissocié du savoir de la foi. En d'autres termes, il n'est permis - encore moins imposé - à personne de perdre la raison pour acquérir la foi, mais pas plus de perdre la foi pour acquérir la raison. Foi et science, foi et raison, sont un binôme trop important pour être dissocié avec légèreté.


12-6-3-2-

Ce qui apparaît le plus urgent aujourd'hui est de rétablir l'harmonie des exigences de la recherche scientifique avec les valeurs humaines imprescriptibles. Le scientifique ne peut considérer comme un affront le refus moral du clonage humain ; au contraire, cette interdiction élimine la dérive démiurgique de la recherche en lui restituant sa dignité. La dignité de la recherche scientifique est d'être l'un des moyens les plus perfectionnés au service de l'humanité. (Académie Pontificale pour la Vie, Réflexions sur le clonage)

12-6-3-3-

Les idées dépressives du monde contemporain (Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Santé, 13 novembre 2003, Card. Paul Poupard) : Nous le constatons avec une profonde tristesse, aujourd’hui un nombre non négligeable de scientifiques entend intervenir sur la vie, au mépris de l’ordre fondamental inscrit dans la nature, à tous les niveaux de ses différentes manifestations. Le but avoué est de « produire » des êtres humains par la technique du clonage. N’y a-t-il pas là l’une des idées dépressives les plus effrayantes que l’humanité ait jamais pu imaginer ? La tentation d’un surmoi absolu qui s’exprimerait pour le scientifique dans sa capacité à « fabriquer » l’être le plus parfait de l’univers, relève sans nul doute de l’ordre de la méta-tentation et ne peut, à long terme, que plonger l’humanité elle-même dans une dépression terrifiante : la vie ne serait plus le fruit d’un amour partagé et d’une liberté responsable. Que deviendrait la liberté de concevoir – qui est souvent la seule véritable richesse des plus pauvres – devant le « travail » de scientifiques préoccupés de « fabriquer » une race supérieure ? Il faudrait alors légiférer, limiter, et par conséquence attenter à cette liberté ? Plus que vers une impasse, c’est au bord d’un gouffre effrayant qu’une science dévoyée risque d’entraîner l’humanité.


13-1- Conséquences, appel à la conscience naturelle de chacun

Les représentants de Dieu ne doivent-ils pas sur un sujet si grave être unanimes et vrais ? Et dire hautement de quoi il retourne ? Sont-ils les représentants de la religion, de ce qui « relie » l’humanité à sa transcendance intime et vivante que nous appelons Dieu ? La dignité humaine est certes quelque chose de sacré, mais Dieu, L'aimons-nous ? Et si nous ne parlons pas d’une seule voix quand c'est Lui qui est directement abominé, sommes-nous encore dignes d'être appelés des adorateurs, des croyants, des religieux, des chrétiens ? La perspective du clonage ne doit-elle pas provoquer ce sursaut d’humanité qui portera le coup de grâce à tout ce qui pourrait aggraver les divisions religieuses de la terre et l’occasion de révéler l’unité profonde de la communauté ontologique et fraternelle de tous les enfants d’un même Père ?


13-2- Appel à la gratitude, appel à la communion des Personnes, appel à l’Adoration, appel à la pénitence et à la supplication


13-3- Appel à l’accomplissement

Berdiaef : « La création n’est métaphysiquement admissible que si elle a son accomplissement dans l’éternité et non dans le temps ».


13-4- Consécration de son alpha à son oméga à la Sainte Famille glorieuse

L’Unité sponsale glorifiée de l’Humanité parfaite et intégrale au cœur de la Communion glorieuse et incréée des Personnes Trinitaires.
Hymne à la Paternité de Dieu dans la Communion des Personnes en le Règne de la Mère de Dieu et de la Vie.